AGENCE NATIONALE D'APPUI AU DEVELOPPEMENT RURAL
 
 

 

COOPERATION TECHNIQUE AGRICOLE COTE D’IVOIRE /GUINEE EQUATORIALE : L’ANADER DANS LE STARTING BLOCK
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La Côte d’Ivoire apportera son expertise à la Guinée Equatoriale pour son développement agricole. Pour la mise en œuvre de cette coopération technique, l’Etat va coopter plusieurs structures nationales, dont l’ANADER.
« Le CNRA va ouvrir une antenne en Guinée Equatoriale ;  l’ANADER aussi », ce sont là les propos du président de la République, à l’issue de son voyage officiel en Guinée Equatoriale, le 24 janvier 2010. Au cours de ce voyage dont le but principal est le renforcement des relations d’amitié et de fraternité entre la République de CI et celle de la Guinée Equatoriale, la suite du Président de la République était composée de plusieurs personnalités dont les directeurs généraux de l’ANADER, du CNRA, le BNETD et du secrétaire exécutif du FIRCA.
Les deux parties se sont accordées sur la mise en place d’une commission mixte de coopération dont le premier acte est la coopération technique que l’Etat ivoirien apportera à la Guinée Equatoriale dans le domaine de l’agriculture. Au regard de cet objet, l’on comprend aisément la présence des structures sus citées dans la délégation ivoirienne.
Si la Côte d’Ivoire peut se vanter d’avoir une agriculture florissante et diversifiée, c’est grâce à ces structures qui disposent d’une expertise avérée en la matière.

Structure par excellence du conseil agricole et de l’encadrement des organisations professionnelles agricoles, l’ANADER peut aujourd’hui exporter son expertise partout en Afrique et la Guinée Equatoriale est une heureuse opportunité qui s’offre à elle. En effet, l’agriculture de ce pays est marquée par la dégradation progressive des cultures de rente, notamment le café, le cacao et le palmier à huile. La production vivrière y est de faible niveau, à telle enseigne que les besoins de la population, en la matière, ne sont pas totalement satisfaits. Les cultures maraîchères y sont pratiquement inexistantes. L’approvisionnement des marchés en légumes se fait à partir des pays voisins comme le Cameroun.

Ce diagnostic de l’agriculture équato guinéenne établi par l’ANADER au cours des deux missions de prospection conduites dans ce pays en août 2004 et en mai 2005 montre clairement que la Guinée Equatoriale reste un marché que l’ANADER peut valablement conquérir. Ceci est d’autant plus juste que ces missions aient débouché sur la signature d’un protocole d’accord en mai 2005, valant convention de coopération entre l’Agence et la République de la Guinée Equatoriale, pour la mise en œuvre de programmes de développement agricole. Pour traduire sa détermination à voir cet accord se réaliser la République de la Guinée Equatoriale, à travers la chambre d’Agriculture, des Forêts, de l’Industrie  de la région de BATA, a adressé une lettre d’intention à l’ANADER en juillet 2005. Cette lettre d’intention est un élément important dans la mesure où elle reste la preuve de l’accord de la Guinée Equatoriale en tant que potentiel client de l’ANADER. Il faut maintenant que cet accord se traduise par un contrat en bonne et due forme pour réaliser les études de faisabilité prévues dans le protocole d’accord.

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C’est à ce stade que se trouvait le processus de coopération entre l’ANADER et la République de la Guinée Equatoriale quand intervient la visite officielle du Président Laurent GBAGBO dans ce pays. La retombée principale de cette visite est le projet d’assistance technique de la Côte d’Ivoire à la Guinée Equatoriale pour le développement agricole, dans le cadre d’une grande Commission Mixte. Cet engagement de l’Etat ivoirien à promouvoir la coopération dans le secteur agricole est comme une réelle opportunité pour la direction générale de l’ANADER. Car sa démarche, jadis solitaire de conquête du marché équato-guinéen, va désormais s’inscrire dans le cadre général d’une coopération d’ETAT à ETAT. Dans cette optique, l’ambition de l’ANADER de prendre pied sur le marché du conseil agricole en Guinée Equatoriale se présente sous de bons hospices.
L’Etat de Côte d’Ivoire ayant décliné formellement son option de voir l’ANADER et le CNRA s’implanter en Guinée Equatoriale, il appartient à ces deux structures de s’organiser pour saisir les contours de cette implantation et en évaluer les coûts. Car avoir une antenne dans ce pays suppose y avoir sur place une équipe de techniciens pour prospecter et s’imprégner de la réalité du terrain.

La vision étatique étant connue, il revient aux techniciens (ANADER et CNRA) de jouer leur partition pour que l’expertise agricole ivoirienne s’exporte en Guinée Equatoriale.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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