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GESTION DE LA FILIERE CAFE-CACAO : UNE DELEGATION DE LA RDC S’INPIRE DU MODELE IVOIRIEN AUPRÈS DE L’ANADER
La République Démocratique du Congo (RDC) conduit une mission forte d’une dizaine de membres en Côte d’Ivoire, depuis le 1er mars, et ce, jusqu’au 10 mars 2026.
Le mercredi 04 mars dernier, cette délégation était au siège de l’Agence Nationale d’Appui au Développement (ANADER) à Abidjan-Plateau.
Le chef de la mission congolaise, M. Imamo Ben Mohamed, représentant pays du Centre du Commerce International (CCI ou ITC, sigle anglais) a fait savoir qu’il s’agit d’une mission d’études portant sur le développement des capacités des acteurs des secteurs du café et du cacao.
Autrement, cette délégation congolaise est en Côte d’Ivoire en vue de renforcer ses capacités en café-cacao depuis la production jusqu’à l’exportation.

La Côte d’Ivoire, il convient de le rappeler, est le 1er producteur mondial de cacao et 5e africain en ce qui concerne le café (13e mondial). Si l’économie du pays repose sur l’agriculture, soit 15% de la formation du Produit Intérieur Brute (PIB) national, le cacao, à lui seul, représente environ 40% des exportations de la Côte d’Ivoire. Ce qui en fait un produit de souveraineté nationale.
De ce fait, la gestion de cette filière cacao à laquelle l’Etat de Côte d’Ivoire arrime le café – binôme café-cacao – est soumise à une certaine rigueur exercée par un organe de régulation mis en place par l’entité étatique.
Cela va de soi que le modèle de structuration de cette spéculation, depuis la mise en place des semences jusqu’à l’exportation des fèves en passant par toutes les étapes de la production, soit un cas d’école pour tous ceux qui s’intéressent à cette culture de rente.

La visite de la mission congolaise à l’ANADER procède de la nécessité d’avoir un aperçu général de tous les acteurs qui interviennent dans la filière et le rôle dévolu à chacun dans la chaine de valeur de la filière, afin de s’en inspirer pour une collaboration gagnant-gagnant sud-sud.
« Merci pour l’honneur que vous faites à l’ANADER. Nous sommes disposés à collaborer avec vous. Et nous saluons votre démarche qui montre tout l’intérêt de la coopération sud-sud qu’il nous faut développer avant les partenariats sud-nord », a affirmé le Directeur Général Adjoint de l’ANADER chargé de l’Administration et des Finances.
En effet, lors de la rencontre d’échange au cours de cette journée au siège de l’Institution, la mission congolaise a pris connaissance de la stratégie d’intervention de l’ANADER dans la filière café-cacao, de même que son modèle de formation au profit des producteurs agricoles et des acteurs intervenant dans le milieu agricole et rural en Côte d’Ivoire.

Soulignons que l’Etat de Côte d’Ivoire a concédé à l’ANADER, le service de conseil agricole au bénéfice du monde rural. A ce titre, elle a pour mission de contribuer à l’amélioration des conditions de vie du monde rural par la professionnalisation des exploitants et des Organisations Professionnelles Agricoles (OPA) en concevant et en mettant en œuvre des outils appropriés, des programmes adaptés pour assurer un développement durable et maîtrisé.
« A l’ITC, nous croyons à la coopération sud-sud », a dit M. Imamo Ben Mohamed, expliquant que cette Agence des Nations unies et de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) a pour mission principale de contribuer au succès des exportations des économies en développement.

En accompagnant la RDC dans cette dynamique de facilitation des exportations vers le Royaume Uni et l’Union Européenne, l’ITC veut aussi lui faire bénéficier de l’expérience ivoirienne en matière d’exportation de son cacao sur ces marchés du continent européen.
C’est également l’une des raisons pour lesquelles les membres de la délégation se sont appesantis sur les normes qui entourent la production du cacao, mais aussi sa commercialisation sur les marchés internationaux.
Pour le chef de la mission, le partage d’expérience devrait être porté par un partenariat sud-sud solide et durable. « Notre ambition est d’impulser une coopération inter-institutions pour booster le café-cacao et d’autres spéculations », a-t-il mentionné.

Notons qu’en plus du volet théorique qui a consisté en la présentation en salle des activités de l’ANADER, une visite de terrain a conduit la mission au Centre de Formation et de Documentation de l’ANADER logé dans la commune de Bingerville, à une dizaine de km au sud-est d’Abidjan, au de laquelle la délégation hôte a touché du doigt l'infrastructure qui porte les programmes de formation, de façon générale.
ESMEL LATH, EQUIPE DCRP
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